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mardi 1 juillet 2014

College Dropout


So yeah.. On pourrait probablement me mettre dans la case "college dropout".
Logo Paris IV La Sorbonne


          En fait.. Après un an et demi de LLCE, j'ai décidé d'arrêter ce cursus et me ré-orienter à la rentrée suivante. Mais bon, à la rentrée suivante j'étais enceinte.



          J'ai profité d'une année avec mon bébé et ai fait le pari un peu con de me lancer dans une première année de BTS Com' au mois de Mars.. Il m'a donc fallu faire l'équivalent d'une année scolaire de travail en 4 mois (la date limite d'envoi des tests étant le 30 Juin).
          J'ai fait de mon mieux, entre mon bébé et ces matières que je n'avais auparavant jamais étudiées. J'ai du faire plusieurs de ces tests en urgence, le dernier à été déposé sur le site le 30 Juin à 23h59, et je suis vraiment loin d'être satisfaite. Mais je l'ai fait, et maintenant, avoir des résultats corrects seraient la cerise sur le gâteau, même si là de suite, je n'en mène pas large quant à la confiance que j'ai en moi à propos de ces résultats.
         
          On m'a dit: "Tu es trop dure avec toi même, tu as passé pas mal de temps sans étudier et tu as fait de ton mieux". Mais ça, ça ne compte pas. Ça ne compense pas cette décision si stupide de m'orienter en LLCE après mon bac juste parce que je ne savais pas quoi faire, ça ne compense pas les années perdues ni le retard que j'ai pris sur la vie. Ça ne me console pas du fait d'être en première année de BTS (sans aucune certitude de l'avoir validée) alors que j'ai eu mon bac il y a 4 ans.

          On m'a dit: "Tu aurais probablement du attendre la rentrée suivante, tu as probablement gaspillé ton argent." - "Je suis en BTS Com' et c'est bien trop dur, tu n'y arriveras jamais, de toute façon c'est complètement bouché". Peut-être bien. Peut-être que je n'y arriverais pas, peut-être que c'était une décision merdique de plus que de me lancer là dedans.
          Mais je ne peux pas faire quelque chose qui ne m'intéresse pas. Et la Communication m'intéresse depuis Spiritual Art Junky, depuis FashizBlack, depuis que je suis l'évolution et le travail de certaines personnes qui officient dans ce domaine, c'est comme ça et pas autrement. Alors ouais, c'est peut-être une décision stupide, mais c'est la mienne, et si ça foire, ce sera mon échec, pour pas changer.

          Je ne pouvais juste plus continuer comme ça. Je ne pouvais plus être assise, à regarder tout le monde avancer dans sa vie. C'est un des pires trucs qui me soit arrivé.. Le sentiment d'être inutile. De ne littéralement servir à rien, de ne rien apprendre. Le vide intersidéral.
          J'aime vraiment être avec mon bébé et m'en occuper. Ça va sans dire. J'aime ce garçon plus que tout au monde et la plus part du temps, il est ma seule vie sociale.
          Je n'ai rien contre le fait d'être mère au foyer, ni rien, mais ce n'est juste pas pour moi. Je ne peux pas. J'ai besoin de faire plus. J'ai besoin d'offrir tellement plus à mon fils.

          Enfin bref, je m'éloigne.
          C'est fou comme on prend souvent le temps de faire des plans, des estimations, de se faire une idée d'où on voudrait être à tel ou tel moment de nos vies et que rien ne se passe jamais comme on l'avait prévu. Souvent pour le meilleur, parfois pour le pire. Reste que moi, j'ai longtemps été perturbée par tout ça, à vrai dire je le suis toujours.

          J'ai comme un sentiment de culpabilité envers ma famille, envers mon fils, envers moi-même. De ne pas avoir pris de meilleures décisions, ne pas avoir fait de meilleurs choix, de ne pas être plus loin dans la vie que je ne le suis aujourd'hui. Ces années perdues me hantent toujours aujourd'hui mais j'essaie de mon mieux, de rétablir l'équilibre, l'ordre, la confiance..

         


mardi 3 juin 2014

Pistanthrophobie


AHHHHHHHH...
Pardon.. Je sais que ce n'est pas une manière de commencer un article..

Seulement, je sais déjà qu'en écrivant le titre de cet article je me suis mise dans un bourbier sans précédent..


BON. Allons-y.. 
La pistanthrophobie c'est la peur de faire confiance aux gens en raison d'expériences passées avec des relations qui ont mal tourné. 
Et clairement.. I HAVE TRUST ISSUES. 
Plus je suis un peu (beaucoup paranoïaque).
Simple exemple, si quelqu'un commence une conversation en disant seulement: "Éva", il y a de grandes chances que ma réponse soit: "Qu'est-ce que j'ai encore fait?"..

Mais je ne peux pas faire autrement que d'être plus que méfiante.. J'ai bien souvent donné ma confiance à titre gratuit et j'ai été trahie. Mais même sans être trahie, j'ai été flouée. 


Les Hommes, les Amis, la Famille. Personne n'y échappe, il faut toujours qu'il y ait un membre qui gangrène le groupe.


La confiance se bâtit progressivement mais pour ça il faut déjà réussir à laisser entrer les gens dans notre monde. Le problème c'est que quand on a été trahi plusieurs fois et en particulier par des personnes de l'intérieur, bien vite on se ferme complètement.


On m'a reproché de ne pas me faire d'amis dans cette ville ou j'ai emménagé il y a quelques mois, de ne pas donner de chance aux gens que je connais d'être réellement mes amis.. Je sais que j'ai un raisonnement de merde.. Mais plupart du temps, quand j'y pense, tout ce que je parviens à me dire c'est "De tout façon à un moment où l'autre il finira par avoir un problème entre nous, alors pourquoi nous faire perdre du temps à tous les deux?"
Il y a malgré tout ces quelques personnes qui sont des constantes dans ma vie, pas forcément besoin de s'inonder de messages toute la journée pour être sûre d'elles.. Sûre que quoi qu'il arrive, on sera là, l'un(e) pour l'autre. Et ça, c'est plutôt cool.

Quand tu as été trompée, humiliée et même cachée (par différents mecs, eh oui, appelez moi "Sixtine LaPoisse") et ben ouais.. Ça devient assez compliqué de faire confiance aux hommes. Et ne serait-ce qu'en regardant autour de moi, même les couples exemplaires ne s'avèrent pas si "parfaits" que ça.. Ils sont juste de très bons acteurs.. En effet, on ne sait jamais vraiment ce qui se passe dans leur intimité.
Mais n'empêche que malgré tout ça, je continue de croire que mon mien existe quelque part. Reste plus qu'à le croiser, et ça, c'est pas gagné!

C'est un peu plus difficile quand il s'agit de la famille. Bien souvent on pense que c'est un groupe sûr, un groupe qui ne nous veut que du bien. Du moins, c'est comme ça que je voyais les choses, c'était une évidence. Seulement il y a quelques années, je suis sortie de ma naïveté à ce sujet, et j'ai vu des choses que j'aurais préféré ne jamais voir.

M'enfin bref! A ce qu'il paraît, reconnaître qu'on à un problème est le premier pas vers la "guérison", alors.. Je suis légèrement pistanthrophobe.. Mais je me soigne!!